Tl;dr
- Débat : Coello/Tapia ou Lebrón/Galán, qui est le meilleur duo ?
- Le style Lebrón/Galán a transformé le padel moderne.
- La rivalité incarne l’évolution du jeu et des générations.
L’héritage de Lebrón et Galán dans le padel moderne
Au fil des années, rares sont les duos qui auront autant marqué l’histoire du padel que Juan Lebrón et Alejandro Galán. Leur influence va bien au-delà des trophées, comme en témoignent de nombreux joueurs actuels, à commencer par Miguel Lamperti. Ce dernier s’exprime avec une certaine nostalgie sur la façon dont le binôme espagnol a littéralement « changé la manière dont on pense et joue au padel ». Pour lui, la trace laissée par ces deux joueurs reste indélébile : « Aujourd’hui, tout le monde tente de jouer le padel façon Lebrón et Galán », affirme-t-il sans détour.
Coello et Tapia, nouveaux maîtres incontestés ?
En parallèle, une autre paire s’impose aujourd’hui comme référence absolue : Arturo Coello et Agustín Tapia. Sur le circuit professionnel, leur domination est telle qu’ils semblent presque inatteignables. Toutefois, malgré leur palmarès impressionnant, une question anime les discussions : si leurs chemins croisaient ceux de Lebrón et Galán à leur apogée, qui l’emporterait ? Lors d’une émission sur la chaîne VeinteDiez, réunissant autour d’un asado Lamperti, Paquito Navarro et Rodri Ovide, le débat a été relancé. Lamperti tranche avec prudence : « C’est du 50/50… à peine un centième de plus pour Coello/Tapia tant leur connexion est incroyable ». Ovide partage cet avis d’équilibre extrême.
L’évolution d’un sport en pleine mutation
Difficile d’évoquer ces duels sans mesurer combien le style de jeu a évolué. La nouvelle génération incarne un padel plus direct, vertical, parfois risqué – héritage direct du modèle imposé par Lebrón et Galán. Les anciens tels que Lamperti ou Navarro ne masquent pas leur ambivalence : « C’est difficile pour moi ce jeu à quitte ou double perpétuel », glisse Paquito en riant mais non sans franchise. Le vétéran argentin rebondit : « Là où nous valorisons chaque point, eux jouent avant tout sur l’efficacité globale – et ils ont raison, car c’est ce que récompense désormais ce sport. »
Pour illustrer cette mutation radicale du jeu moderne, Lamperti cite même des exemples précis :
- Léo Augsburger, véritable phénomène avec son smash hors norme mais dont il avoue ne pas apprécier totalement le style malgré son efficacité redoutable.
Plaisir du spectacle et continuité d’une passion commune
Malgré les différences générationnelles évidentes et parfois un brin de nostalgie assumée chez certains vétérans du circuit, une chose demeure : le padel reste synonyme de talent, d’émotion, mais aussi de renouvellement permanent. Comme aime à le rappeler Lamperti : « L’essence ne change pas – chaque point peut tout renverser. Le spectacle continue. » Une certitude : entre admiration pour les anciens modèles et fascination face aux nouveaux géants, la magie opère toujours sur les pistes du padel mondial.









