Tl;dr
- Les duos de padel se séparent de plus en plus vite.
- La relation humaine joue un rôle clé dans leur durée.
- Coello prône des projets sportifs sur le long terme.
Des duos fragiles dans le padel moderne
Le monde du padel professionnel traverse une période singulière : jamais les associations entre joueurs n’ont été aussi éphémères. Les équipes se font et se défont parfois en l’espace de quelques tournois seulement, alimentant un débat croissant sur la nécessité – ou non – de réguler ces changements incessants. Pourtant, rien ne laisse présager une évolution prochaine des règles, tant la tendance s’est imposée dans le paysage sportif.
Une pression grandissante sur la stabilité
Cette instabilité interroge jusqu’aux champions eux-mêmes. Lors d’un passage remarqué dans l’émission « Los Amigos de Edu », Arturo Coello, actuellement au sommet du classement mondial, a livré une réflexion originale sur la situation. Interrogé par Edu Aguirre, il compare les binômes sportifs aux relations sentimentales : « C’est comme dans les couples : autrefois, nos grands-parents restaient ensemble toute leur vie malgré les difficultés ». À ses yeux, cette patience semble avoir disparu des courts comme ailleurs.
L’humain, facteur déterminant pour durer
Pourtant, certaines associations résistent à l’épreuve du temps. Le duo formé par Coello et Agustín Tapia, ensemble pour une troisième saison consécutive, intrigue par sa solidité. Leur secret ? « La relation avec Agustín est excellente. C’est comme un frère », confie-t-il, avant d’ajouter avec humour : « J’ai deux partenaires : ma petite amie et Agustín. Chacune mérite de l’attention ! ». Cette proximité dépasse largement la simple performance sportive.
Voici ce qui fait perdurer certains projets :
- Cohésion en dehors du terrain : maintenir une vraie amitié facilite le quotidien.
- Séparation des espaces privés : chacun conserve son équipe et ses entraînements individuels.
Un équilibre subtil qui leur permet d’éviter tensions et conflits durables.
L’exemple contrasté de Lebrón et Galán
À titre d’illustration, Coello cite également le cas de Lebrón et Galán. Malgré des désaccords personnels largement exposés récemment, ils ont partagé quatre années fructueuses sur les courts. Une preuve selon lui que l’essentiel reste de « savoir faire la part des choses » lorsqu’il s’agit de préserver la performance collective.
Au fond, entre exigence de résultats immédiats et recherche d’équilibre humain, le padel moderne se trouve à un carrefour. Reste à savoir si la patience redeviendra une valeur centrale pour bâtir des dynasties sportives durables.
